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Yves Klein, du bleu et des poudres

Yves Klein, du bleu et des poudres

« Après être passé par plusieurs périodes, mes recherches m’ont amené à peindre des tableaux unis monochromes. Mes toiles sont donc recouvertes par une ou plusieurs couches d’une seule couleur unie après une certaine préparation du support et par de multiples procédés techniques. Aucun dessin, aucune variation de teinte n’apparaît ; il n’y a que de la couleur bien UNIE. En quelque sorte la dominante envahit tout le tableau. Je cherche ainsi à individualiser la couleur, car j’en suis venu à penser qu’il y a un monde vivant de chaque couleur et j’exprime ces mondes. Mes tableaux représentent encore une idée d’unité absolue dans une parfaite sérénité ; idée abstraite représentée de façon abstraite, ce qui m’a fait me ranger du côté des peintres abstraits. Je signale tout de suite que les abstraits, eux, ne l’entendent pas ainsi et me reprochent entre autres choses de refuser de provoquer des rapports de couleurs. Je pense que la couleur  » jaune « , par exemple, est bien suffisante en elle-même pour rendre une atmosphère et un climat  » au-delà du pensable » ; de plus, les nuances du jaune sont infinies ce qui donne la possibilité‚ de l’interpréter de bien des façons.

Pour moi, chaque nuance d’une couleur est en quelque sorte un individu, un être qui n’est que de la même race de la couleur de base, mais qui possède bien un caractère et une âme personnelle différente.

Il y a des nuances douces, méchantes, violentes, majestueuses, vulgaires, calmes, etc. En somme, chaque nuance de chaque couleur est bien une  » présence « , un être vivant, une force active qui naît et qui meurt après avoir vécu une sorte de drame de la vie des couleurs. »

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