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New York, la ville qui ne dort jamais

New York, la ville qui ne dort jamais

« Des sirènes de police explosent, giflent les parois de verre des gratte-ciel au fond de l’avenue large où longtemps elles traînent en écho dans le sillage des voitures qui rebondissent aux carrefours dans un grand effroi de plaques de fer dérangées. New York, c’est d’abord cela : un bruit, des bruits. De moteurs, de bennes, de poutres de fer qui s’entrechoquent, de grands effondrements sourds, de soubresauts furieux, d’explosions qui déchirent l’air d’un éclair bref.

Ça fuse, ça vibre, ça crisse, ça gronde, ça beugle. Et puis d’étranges silences s’en vont planer, après, dans l’air maritime. Drôle de musique.

New York, c’est de la solitude et de l’énergie.

C’est une scène bousculée, avide, brutale, au milieu des vents qui s’engouffrent dans les rues creuses. A New York, ville provisoire, sans attaches, plus belle à mesure qu’elle est plus neuve, ville d’exils, dure aux pauvres, ville de spasmes, ouverte à l’excès, du puritanisme sourcilleux des pères fondateurs au laisser-faire d’un libéralisme exagéré.

Et pourtant New York fascine toujours. Et pourtant New York demeure le meilleur haut-parleur du monde. Et pourtant New York reste encore l’orbite d’une puissance imaginaire à laquelle tout le monde se réfère. »

Nuridsany  

NY

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